jeudi 19 mars 2015

Front Culturel no. 1

http://www.productionsarreuh.com/wp/wp-content/uploads/2015/03/front-culturel.pdf

Cette revue est produite en collaboration avec le Festival Dans ta tête ainsi que les Productions Arreuh.

vendredi 1 août 2014

Bazar et prisons

Je marchai tranquillement en lorgnant les magnifiques nuages noirs au-dessus de ma tête lorsque je vis du coin de l’œil un bazar. J'aime ces endroits où tout s'accumulent dans les coins. Tellement, en fait, que ça donne l'impression qu'il n'y a que ça à l'intérieur, des coins. Bazaar est aussi le titre (traduit) d'un livre de Stephen King que j'affectionne. C'est l'atmosphère, semblable à ce livre qui m'enveloppe sereinement, qui me prend dans les souvenirs, surprend ma nostalgie. Hey, même le film n'a pas été le navet absolu que sa génétique prédisposait à devenir. (Défi : une soirée-marathon de la filmographie tirée des livres et nouvelles de King). C'est aussi dans cette boutique que j'ai finalement déniché un petit livre plutôt rare que je cherchais partout ailleurs depuis quelque temps. C'est aussi là-bas que je me suis réfugié lorsque le ciel a décidé de noyer sa peine sur moi. En feuilletant çà et là, peu convaincu, nonchalant, je découvris autre chose que je crois tout aussi rare et précieux : un numéro spécial du magazine québécois de photographies Ovo portant sur les prisons. Au début, perplexe, je ne fis que faire défiler les pages, tombant manifestement sur plusieurs photographies et peu de texte. Les photos, c'est pas mon genre. J'aime les images, mais je les préfère en mouvement, 24 à la seconde. Puis, voilà que je passai à une section texte. Pas grand chose, quelques (grandes) pages. Mais mes yeux se portèrent sur l'introduction, et mon corps se figea de concentration. J'avais trouvé quelque chose d'intéressant. Puis j'ai lu davantage. Et j'ai aimé.
J'ai cherché un peu sur le net pour savoir d'où venait cet ovni, mais je n'ai pas découvert vraiment autre chose que la nature du magazine, sa spécialisation formelle. Le Devoir m'apprend dans un article-hommage à l'une des artisanes du numéro, qu'il s'agit du «plus célèbre magazine d’art dédié à la photographie au Québec». Eh ben. En tout cas c'est un vieux numéro, 1977 tout de même. Avec un message qui, décidément, doit être répété souvent, inlassablement... Jusqu'à la victoire.

Voici, tout «fraichement» sorti du bazar, le texte en question.
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 Denyse Gérin-Lajoie et al., «Introduction» in Les prisons, éd. du magazine OVO, Montréal, 1977.

Vivre dans la dignité et le respect de soi est un besoin fondamental de tout être vivant et pensant. Pourtant, aujourd'hui même, des hommes, des femmes et des enfants pourrissent enfermés dans des maisons de détention où les conditions de vie sont intolérables et inadmissibles. Sous le couvert de la «protection» de la société, des gens sont séquestrés et enrégimentés dans un climat de vie où règnent des valeurs morales et sociales rétrogrades qui n'ont pas évolué depuis la naissance des prisons, et dont la mentalité brutale, dépassée et sans amour, ne peut d'aucune façon favoriser le retour en société ni un quelconque épanouissement.

La prison est le lieu où sont entassés les soi-disant «malfaiteurs» de la société, ceux qui, consciemment ou inconsciemment, refusent, en se défendant à leur façon, les inégalités dont ils sont les victimes dans un système socio-économique axé sur le profit et la consommation; mais la prison n'est pas seulement un lieu physique de détention, elle est aussi un lieu où toutes les formes d'asservissement et d'oppression les plus subtiles se déchaînent. Après avoir dépossédé le détenu de tout, – famille, amis, biens personnels, droits naturels et droits civiques – c'est à son corps que l'on s'attaque en le lui interdisant, à travers toutes les tortures mentales et physiques qu'on lui fait subir, et les privations sexuelles qu'on lui impose. Il est suffisamment pénible pour un citoyen de perdre le droit de circuler librement dans la société sans ajouter à cette punition d'autres sanctions plus inhumaines les unes que les autres, et qui, tout compte fait, ne servent qu'un seul objectif qui est celui de l'avilir à l'état de bête de somme, l'endommageant dans le plus profond de son individualité et de son intégrité. Réduire des êtres humains à l'aliénation totale et au désespoir est un crime, et pourtant c'est ce que cautionnent nos gouvernements, dans les prisons aussi bien que dans les usines, les hôpitaux, les écoles... Il est inacceptable que des gens vivent sous la domination d'une administration pénitentiaire à qui l'État accorde des pouvoirs d'ordre dictatorial donnant libre cours à l'arbitraire ainsi qu'à des mesures discrétionnaires et punitives.

Derrière ces murs hérétiques les détenus vivent constamment sous le règne d'interdits, ils ne s'appartiennent plus et ce qu'on attend d'eux c'est qu'ils «collaborent» pour obtenir leur libération conditionnelle. Le prix à payer : c'est le renoncement à soi, c'est ne plus exister, c'est abdiquer.

Il faut voir toute la violence «légalisée», visible et invisible, exercée sir les détenus dans nos prisons. Ses effets sont néfastes et ne peuvent qu'engendrer davantage de violence que la classe au pouvoir contrôle et utilise dans le but d'influencer l'opinion publique en créant l'Image du prisonnier dangereux, brutal et sans cœur, qu'il faut tenir à l'écart en encagé.

Lorsque, pour la première fois au Québec, les détenus de deux pénitenciers à sécurité maximum, St-Vincent-de-Paul et l'Institut Archambault, ont collectivement fait preuve d'un immense courage et d'une grande lucidité en forçant la médiation par le biais d'une grève pacifique du travail pour faire valoir leurs revendications, ils ont fait tomber le mythe de leur «dangerosité», et cela malgré les provocations dont ils ont été victimes pendant toute la durée de la grève. Ils ont, par leur lutte «non-violente», miné la raison d'être de leurs gardiens et par le fait même mis en lumière toute l’infrastructure qui justifie l'existence du système pénitentiaire, c'est-à-dire, le rôle économique et politique de ce système dans une société capitaliste où les prisons sont utilisées comme un moyen, entre autres, d’oppression et de répression par la classe dominante afin d'exploiter et de contrôler davantage la classe ouvrière.

On est en droit de se poser la question : à quand l'abolition de la prison? Et ce sous toutes ses formes, même mitigées : prisons sans barreaux, internement dans des camps, liberté surveillée... Et si nous laissons indéfiniment cette responsabilité à nos solliciteurs généraux et à nos ministres de la justice, est-ce par ignorance ou par complicité?



mercredi 28 mai 2014

Les brandons du mois de mai (Nouveautés Sabotart)

Sans doute notre mois le plus chargé de toute l'histoire de Sabotart, le mois de mai aura donné le jour à deux publications de nos éditions ainsi qu'à un nouveau livre de Bruno Massé (Le cirque diabolique), exceptionnellement distribué par nos soins. Pour les malheureux et malheureuses qui n'ont pas pu venir au Salon du livre anarchiste de Montréal, il n'est jamais trop tard pour vous procurer nos titres ! Passez dans la librairie indépendante de votre quartier, de votre ville, pour commander. Cette année le recueil Subversions du Bloc des auteur-es anarchistes a été confié à Sabotart, mais le Bloc n'en a pas fini pour autant à faire chauffer les coeurs avec ses cabarets ! Le lancement tardif du 3e volume se fera ce vendredi 6 juin dans la cour arrière de la bibliothèque DIRA (2035 St-Laurent, Montréal) sur la célèbre formule des cabarets à micro-ouvert. Épanchez-y votre soif.
Tous nos livres sont distribués en librairies indépendantes, Vous ne trouverez aucun titre de Sabotart dans les Renaud-Bray ou les Archambault.
Pour les médias intéressés à écrire une critique de nos publications, contactez-nous à l'adresse : sabotart (at) riseup.net


Déjeuner pour anarchistes

Norman Nawrocki

104 pages / ISBN : 978-2-9809937-8-7 / 17.8 x 12.7 /
11,95$ / Genre : poésie / Recueil illustré

Déjeuner pour anarchistes est un recueil incendiaire de poésie rebelle, fantaisiste, coup de gueule et de recettes anarcho-agitprop. Un livre pour quiconque assoiffé de nouvelles manières de penser vers un monde sans gouvernants et gouvernés. Il contient une trentaine de capsules provocatrices et émouvantes dans le style familier d’humour grinçant que pratique Nawrocki, teinté de rage passionnée, d’amour et des reflexions sur la vie quotidienne. Le livre contient aussi des oeuvres originales et irrésistibles de huit artistes contemporains. Une traduction, par Tania Lafontaine, de Breakfast for Anarchists (No Bar Code, 2007), premier tome de la série « The Brainfood Trilogy ».



Subversions vol. III


208 pages / ISBN : 978-2-9809937-9-4 /
14,95$ / Genre : nouvelles de fiction / Recueil illustré 

Ce recueil Subversions est le troisième volume produit par les membres du Bloc des auteur.e.s anarchistes et comprend des nouvelles écrites en anglais ou en français envoyées depuis diverses locations dans le monde. Pour le troisième volume, il s'agit de pas moins de vingt-trois personnes qui ont pris la plume pour répondre à l'appel du collectif à remplir les pages du recueil cette année.Alternant les genres et les thématiques, les nouvelles publiées dans Subversions sont toutes liées par le soucis de conquérir ou préserver une liberté vivante ainsi que de combattre toutes formes d'autorité mortifère.

www.sabotart.info

jeudi 31 octobre 2013

Sous le ciel de Bordeaux

Il existe plusieurs règles en prison. Elles se résument la plupart du temps à une question de respect – valeur sacrée entre toutes ici chez les prisonniers. La plus nébuleuse d'entre elles est sans doute l'interdiction formelle de siffler. D'ailleurs, un avertissement suffit à vous couper le sifflet. Les raisons à cette censure diffère à chaque prison : tandis qu'à Maplehurst, en Ontario, on nous expliquais que seuls les êtres libres que sont les oiseaux peuvent laisser entendre leurs chants jusqu'au delà des murs barbelés, à Bordeaux il s'agit plutôt d'un hommage silencieux aux pendus d'autrefois qui ponctuaient de leurs sifflements leurs dernières marches vers l'échafaud qui trône encore dans l'enceinte.

Ici, tous s'improvisent apprentis-bureaucrates, à décortiquer les calculs de leurs peines : nos vies se fractionnent en sixième, tiers et deux-tiers. Ils y vont de leur propre pronostic sur l'admissibilité d'untel à l'égard de critères qui ne sont jamais au fond que relatifs et arbitraires. C'est la coutume de blaguer quand l'un d'entre nous «passe date» avant la péremption des berlingots de lait que l'on reçoit gracieusement au repas – et tant pis pour les vegans. Il faut les voir, les derniers jours, à marcher de long en large dans notre petite wing – capacité de 16, nous sommes 26 avec les détenus temporaires – pour pleinement saisir la fébrilité douloureuse d'un homme encagé.

La prison est un ensemble complexe de règlements et protocoles qui rapidement, si ignorées ou incomprises, peuvent faire vivre un enfer aux nouveaux venus. Grâce à la surpopulation carcérale, les autorités ont trouvé un mobile à l'institution d'un régime de castes parmi les prisonniers. Au bas de l'échelle se trouvent les «dodos», ceux qui retournent dans une salle-dortoir d'une trentaine de lits superposés, les temporaires qui squattent la wing; plus haut sont les réguliers qui possèdent une cellule et donc des droits que n'ont pas les dodos, invités sinon intrus dans la wing; enfin, parmi les réguliers sont choisis ou imposés les membres du comité, de président au représentant auprès des screws – ce dernier et ses aides sont par ailleurs payés pour les services de repas ainsi que le ménage général du bloc cellulaire, quand ces tâches ne sont pas refilées aux dodos. Les travailleurs, quant à eux, ont une structure semblable mais forment une classe à part. Le salaire de base est de 12$ par semaine, mais certains postes – souvent obtenus par cumul – augmentent le revenu suite au départ à la «retraite» d'autres prisonniers. Bien sûr, certains blocs du secteur peuvent différer dans leurs pratiques : meilleure répartition des droits avec les dodos ou au contraire une vie plus dure pour ceux-ci sous des comités tyranniques et populeux, par exemple dans les blocs contrôlés par les gangs de rue. Dans tous les cas, la position de dodo est particulièrement difficile à vivre. On m'a raconté que le record local s'élevait à pas moins de 27 jours dans cette situation. Quoi qu'il en soit, la réaction naturelle et qu'il m'est difficile à admettre est d'espérer avoir la «belle vie» des réguliers – car c'est bien là un renversement de perspective où avoir une cellule ou le «privilège» de travailler revient à faire du «bon temps». J'ai mal à mon anarchisme.

La prison est véritablement l'antithèse exacte du monde que veulent les anarchistes – un monde de solidarité, d'entraide, de coopération volontaire, d'égalité et de liberté. La prison, c'est aussi l'apothéose de cette société profondément débile et malsaine. «Toronto will never be the same», disait la procureure de la Couronne lors du prononcé de ma sentence. Rien n'aurait pu davantage que la prison me faire réaliser l'ampleur colossale de la tâche qu'il nous reste à abattre. «Une université dans une société capitaliste, c'est comme une bibliothèque en prison», clamait une bannière anarchiste durant la grève étudiante de 2012. Ici, on a 20 minutes pour aller à la bibliothèque et en revenir, une fois par semaine si on nous l'y autorise.

Il y aurait tant de choses à dire encore; tant d'histoires à raconter, mais je dois me trouver une cellule pour le prochain deadlock.

lundi 25 mars 2013

DaDa visité par les éditions Sabotart



Sabotart réédite Raoul Hausmann, increvable dadaïste


Montréal, le 25 mars 2013 – Sabotart lance le 28 mars Considérations objectives sur le rôle du dadaïsme suivi de Hourra! Hourra! Hourra!, la toute première édition au Québec des textes du dadaïste Raoul Hausmann. La charge critique de ces textes illustrés par l’auteur montre toute la pertinence et l’originalité de ses salves, encore aujourd’hui. Le lancement aura lieu à la Casa del popolo, dès 18h.

Les œuvres littéraires, sculpturales, picturales et photographiques de Raoul Hausmann participent à cette confusion entre les arts, les techniques et les genres qui, par l’utilisation de matériaux inusités et ses agencements originaux, vient développer une communication singulière, associant dans la dissociation. Cofondateur, avec Richard Huelsenbeck, du Club DaDa de Berlin en 1917, Hausmann multiplie les collaborations fructueuses avec bon nombre d’artistes d’avant-garde du début du siècle, dont Hans Richter, Kurt Schwitters, Max Ernst, Laszlo Moholy-Nagy et sa compagne Hannah Höch. Taxé d’ « artiste dégénéré » par Hitler, il s’exile en France, où il poursuivra ses activités créatives jusqu’à sa mort en 1971. Par ses poèmes, ses happenings, ses photographies et ses assemblages divers, Hausmann s’est imposé comme un artiste-phare dont la radicalité et l’originalité demeurent des plus pertinentes aujourd’hui.

Polémiste redoutable et impétueux, Hausmann participe à plusieurs revues avant-gardistes avec ses collages et ses textes critiques sulfureux. C’est en 1920 que sera publié pour la première fois Objective Betrachtung der Rolle des Dadaismus, texte parmi les plus radicaux à avoir émergé du mouvement DADA. Bijou d’impolitesse et d’antinationalisme, Hourra! Hourra! Hourra!, réédité pour la première fois en Amérique du Nord, constitue une suite de douze satyres politiques constituant une critique acerbe d’une mentalité conservatrice qui, à certains égards, n’est pas si loin du populisme réactionnaire si répandu dans le Québec contemporain. Les deux textes réédités par Sabotart sont accompagnés d’illustrations de l’auteur qui témoignent d’une imagerie propre chargée d’absurde et de dérision.

Sabotart, maison d’édition artisanale fondée en 2006, est vouée à la littérature, à la théorie esthétique et aux arts visuels. Elle opère à partir d’une position critique libertaire, et s’organise sur un mode autogéré dans lequel les auteur-e-s collaborent activement au processus d’édition. Elle compte près d’une dizaine de publications à son actif, notamment Histoire du mouvement étudiant de 1983 à 2006 de Benoît Lacoursière (2007), Brèches de Raphaël Hubert (2012) et La joie de la révolution, de Ken Knabb (2008), qui demeure à ce jour la seule publication canadienne du traducteur américain de Guy Debord.

Le lancement aura lieu le jeudi 28 mars prochain, à la Casa del popolo (4873 St-Laurent), à partir de18h.

mercredi 2 janvier 2013

Anna, les cônes et la Révolution



L'entrevue d'une anarchiste dans le journal Le Soleil récemment en a choqué plusieurs. Celle-ci faisant suite à un reportage merdique (on s'y attendait) de Radio-Canada sur les radicaux de la grève étudiante. (Enquête : radicaux libres). Pourquoi participer à un tel cirque ? Si c'est pour diffuser nos idées ou nous expliquer de nos actes, pourquoi ne pas choisir d'approcher les médias alternatifs plutôt que de se laisser utiliser par les médias de masse ?

La récente grève étudiante prolongée a certes suscitée de nombreux cas de «new-born activists» qui se déclarent anarchistes, que ce soit pas conviction ou par sensibilité -- car on peut très bien se dire anarchiste sans visiter tous les classiques, comme pour y chercher une imprimatur post-mortem à nos desseins. Bon an mal an, ces personnes devront explorer l'anarchisme dans ses déclinaisons théoriques un jour, aussi bien qu'elles l'auront fait dans la rue en s'y organisant tactiquement. Ce que l'auteur(e) taxe très légèrement de romantisme révolutionnaire, ce n'est que l'expression d'une rage que ne peuvent contenir les centaines de pages d'un livre de Kropotkine; c'est le vécu quotidien d'une oppression bien réelle, ici et maintenant : ce n'est pas l'image d'un flic te tirant une balle dans l'oeil, c'est la douleur quand elle te perce la rétine. Casser des fenêtres et entraver la marche des policiers -- «brasser des gros cônes oranges», comme le méprise l'auteur(e) -- n'est peut-être pas la stratégie révolutionnaire issue des grands esprits du XIXe siècle, et ne mènera probablement pas à la grande révolution mythifiée, mais garde très certainement l'esprit de révolte aiguisé et perturbe, ne serait-ce qu'à titre symbolique, la bonne marche des affaires dans la métropole économique.

La question essentielle qui se pose à la lecture de ce texte ne m'apparait qu'être l'intention de l'auteur(e) : veut-il ou elle prendre ses distances avec la tactique urbaine d'action directe des groupes affinitaires, défendre les «macro-actions» de perturbation économique de l'organisation centrale («de l'ASSÉ»), ou simplement remettre à sa place une jeune anarchiste encore reluisante de liquide amniotique ? Auquel cas étaient-ce les meilleurs arguments, la plus pertinente rhétorique à utiliser ?